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3,5 millions d’exemplaires plus tard, le Fiat Ducato n’a toujours pas pris une ride

45 ans, c’est l’âge d’une voiture mythique, la fameuse DeLorean DMC-12. C’est aussi celui d’un autre véhicule devenu mythique à sa façon, à savoir le Fiat Ducato, utilitaire lancé en 1981 et devenu, au fil de six générations, l’un des fourgons les plus vendus en Europe. 3,5 millions d’unités produites, 1,6 million de bases dédiées au camping-car

L’histoire du Ducato reste avant tout celle d’un utilitaire qui a su durer sur un segment où la longévité industrielle compte parfois plus que l’innovation permanente.

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Un vétéran du segment qui séduit dans la continuité

Le Ducato n’a jamais prétendu réinventer le fourgon à chaque génération, bien au contraire. Sa longévité tient plutôt à une recette assez classique : transmission aux roues avant, position de conduite proche de celle d’une voiture, et une architecture pensée dès l’origine pour être facilement transformée par des carrossiers tiers.

Fiat présente cela comme un rôle de « pionnier », ce qui mérite d’être nuancé car d’autres constructeurs européens ont fait des choix techniques comparables à la même époque. Ce qui est plus vérifiable, en revanche, c’est la constance industrielle : le véhicule est toujours produit à Atessa, en Italie, et à Gliwice, en Pologne, deux sites qui ont accompagné l’ensemble des générations successives.

L’arrivée de l’E-Ducato, version électrique annoncée à 424 km d’autonomie WLTP et une recharge de 0 à 80 % en 55 minutes, s’inscrit dans une logique de mise à niveau plutôt que de rupture technologique. Car ne nous y trompons pas, ce qui fait encore l’essentiel des ventes du Ducato aujourd’hui, ce sont ses motorisations diesels. Le Ducato est d’ailleurs proposé en France sous deux configurations avec le même bloc, à savoir un quatre cylindres diesel 2,2 litres de 140 ou 180 ch.

Le camping-car, terrain où le Ducato s’est réellement imposé

C’est sans doute sur le marché du camping-car que le bilan du Ducato est le moins contestable. Dès 1982, les premiers châssis livrés à des aménageurs allemands comme Dethleffs ou Weinsberg ont posé les bases d’une relation de long terme entre Fiat et ce secteur très spécifique. L’introduction d’un châssis à cadre surbaissé dès 1983, puis le lancement de la génération X250 en 2006 avec des spécifications pensées directement pour les véhicules de loisirs, ont consolidé cette position.

Fiat met en avant une philosophie maison baptisée « Fit for Mission », censée résumer la capacité du Ducato à se décliner en fourgon, châssis-cabine, plateau, benne ou caisse grand volume, complétée par le programme CustomFit pour les transformations sur mesure. Sur le papier, l’argument tient : peu d’utilitaires proposent une gamme aussi étendue en sortie d’usine. Reste que cette polyvalence n’a de valeur que si elle se traduit, au quotidien, par une fiabilité et des coûts d’exploitation compétitifs pour les artisans et les flottes. Des éléments qui, visiblement, tiennent dans le temps car le succès du Ducato n’est plus à démontrer.

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