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Stellantis propose ses utilitaires électriques au prix du diesel : une bonne opportunité de franchir le pas ?

Avec son opération « Jours Pro », Stellantis Pro One frappe fort en alignant les loyers de ses véhicules utilitaires électriques sur ceux du diesel jusqu’à fin juin 2026. Une offensive commerciale inédite sur le marché des VUL, qui pourrait accélérer la transition énergétique… à condition d’en comprendre toutes les subtilités.

Des loyers équivalents, vraiment ?

Sur le papier, l’argument est pour le moins séduisant : payer le même loyer mensuel pour un utilitaire électrique que pour son équivalent diesel. Stellantis Pro One met en avant des offres allant de 129 euros HT par mois pour un Citroën Berlingo Van ou une C3 VU électrique, jusqu’à 215 euros HT pour un Peugeot Partner, le tout en crédit-bail ou en LLD sur 60 mois.

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Mais le diable se cache dans les détails, comme souvent. Si les loyers sont effectivement comparables, les kilométrages inclus, eux, ne le sont pas toujours. Le Berlingo Van électrique est proposé avec 75 000 km sur 60 mois contre seulement 50 000 km pour le diesel. Une différence à prendre en compte selon l’usage réel. Et les apports initiaux, parfois assez importants (4 800 euros pour le Berlingo, 5 000 euros pour l’Opel Combo Cargo ou le Fiat Doblò), s’ajoutent à la facture. Une somme loin d’être indolore pour une petite entreprise ou un artisan solo.

Ces tarifs s’inscrivent dans le cadre d’une opération commerciale limitée dans le temps, et non d’une grille tarifaire permanente. Rien ne garantit que ces niveaux de prix perdurent au-delà du 30 juin 2026.

Une gamme large, des arguments techniques solides

Le périmètre de l’offre est néanmoins assez large pour intéresser beaucoup de professionnels. Sont concernés les fourgons compacts, à savoir les Citroën Berlingo Van, Fiat Doblò, Opel Combo Cargo, Peugeot Partner, ainsi que les fourgons de taille intermédiaire que sont les Citroën Jumpy, Fiat Scudo, Opel Vivaro et autres Peugeot Expert. En pratique, il s’agit souvent de véhicules très proches techniquement, les marques du groupe partageant plateformes et groupes motopropulseurs. Autrement dit, tout va se jouer en fonction de l’apport ou de la mensualité, car suivant les offres, l’un compense l’autre et vice versa.

Les capacités de charge annoncées vont de 800 kg à 1,5 tonne, et les autonomies revendiquées atteignent 340 km pour les utilitaires compacts et 350 km pour les intermédiaires. Ces chiffres sont mesurés en cycle WLTP, ce qui reste éloigné des conditions réelles d’utilisation, surtout en hiver ou en charge. Pour des livreurs effectuant moins de 150 km par jour, la transition est envisageable. Pour ceux qui roulent davantage ou dans des zones peu dotées en infrastructure de recharge, les questions restent entières.

La garantie de 8 ans sur l’ensemble des véhicules électriques de la gamme constitue en revanche un vrai argument rassurant, notamment sur la durabilité des batteries souvent la principale inquiétude des acheteurs professionnels. La prise de risque est toutefois assez mesurée, surtout dans le cas d’un financement où le véhicule est détenu par l’entreprise entre 3 et 5 ans, en fonction du contrat signé.

Une transition qui ne se décrète pas

Pour Eric Laforge, directeur général de Stellantis Pro One, rendre « la mobilité électrique une solution réaliste et accessible ». L’intention est compréhensible dans un contexte où les réglementations environnementales, notamment les zones à faibles émissions (ZFE), poussent de nombreux professionnels à anticiper leur renouvellement de flotte.

Reste que la transition énergétique des utilitaires ne se résume pas au seul loyer mensuel. Le coût de l’installation d’une borne de recharge, l’accès à l’électricité sur les sites de travail, la gestion des tournées longues ou des interventions d’urgence : autant de paramètres que chaque professionnel devra évaluer selon sa situation personnelle. Cela devrait toutefois engendrer une hausse des commandes de modèles électriques et sans doute permettre à cette énergie de grapiller quelques précieuses parts de marché, elle qui peine à dépasser les 10 % sur le marché des utilitaires en France et 12 % à l’échelle européenne.

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