La grande messe du véhicule utilitaire d’Hanovre se déroule cette année sur plus de 466 000 m² répartis sur 27 halls pour accueillir les exposants. Cet évènement est organisé comme d’habitude par la VDA, la fédération allemande de l’industrie automobile. Le chiffre mis en avant, à savoir plus de 1 400 exposants, dont plus de 70 % venus de l’étranger, donne l’image d’un événement toujours central pour le secteur, même si l’on peut aussi y lire, en creux, la difficulté croissante des constructeurs allemands à occuper seuls le devant de la scène face à la montée des marques chinoises.
BYD, Dongfeng ou Maxus sont là, aux côtés du sud-coréen Kia qui présentera son nouveau PV7, dans un salon qui reste malgré tout dominé par les habitués : MAN, Scania, Volvo Trucks, Renault Trucks, DAF, Daimler Truck, Mercedes Vans ou Volkswagen Commercial Vehicles. Plus de 150 premières mondiales et européennes sont annoncées.
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De grands noms parmi les absents
Toutes les grandes entreprises ne jouent pas le jeu de la même façon. Iveco a fait le choix de ne pas exposer à Hanovre cette année, préférant présenter sa gamme 2026 et son repositionnement de marque lors d’un événement dédié à Turin début juillet. Une décision qui interroge sur la pertinence, pour certains constructeurs, d’un format de salon généraliste de plus en plus coûteux à occuper, un peu comme le Mondial de Paris qui a perdu de sa splendeur justement parce que certains constructeurs en ont eu assez de payer cher pour présenter des nouveautés noyées parmi d’autres.
Certains véhicules de la marque devraient tout de même apparaître chez des carrossiers tiers, sans stand propre. Daimler Truck, de son côté, se présente pour la première fois sans Fuso, désormais logé dans la nouvelle entité Archion, signe des recompositions en cours dans le paysage industriel du poids lourd. À l’inverse, Tesla revient après 2024 avec son Semi, un retour qui mérite d’être suivi avec un minimum de recul tant le calendrier de production du camion électrique américain a, jusqu’ici, souvent glissé.
Électrification, hydrogène et logiciel : les mêmes questions reviennent
Sur le fond, les thématiques mises en avant ne surprendront personne qui suit le secteur depuis quelques années : électrification et infrastructures de recharge, hydrogène et carburants alternatifs, conduite autonome, véhicules définis par le logiciel. Les organisateurs eux-mêmes reconnaissent que le manque d’infrastructures de recharge reste un frein concret à la transition électrique du transport lourd.
Un constat qui n’a, en réalité, guère évolué depuis les précédentes éditions. Le programme de conférences, avec plus de 100 sessions et 200 intervenants répartis sur trois scènes, promet une forte fréquentation institutionnelle, avec la présence annoncée de représentants du gouvernement allemand dès l’ouverture. Côté essais, 84 véhicules de 17 exposants seront disponibles, contre 60 en 2024.




