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Jantes de 20 pouces, 7 couleurs flashy : voici l’utilitaire qui ne veut plus passer inaperçu

Un fourgon électrique avec splitter, becquet et plaque numérotée sur la planche de bord ? C’est le pari du Farizon SV Sport, une série développée avec le carrossier CPD Bodies. Sous l’emballage tapageur, la fiche technique ne bouge pas d’un millimètre — et c’est peut-être là tout l’intérêt de la formule.

Difficile de dire si le marché des fourgons électriques attendait vraiment une déclinaison « Sport ». Mais comme les marques du groupe Stellantis s’y sont récemment essayées avec notamment le Peugeot Partner Pro Skill ou encore le Fiat Scudo S-Design, Farizon a aussi choisi cette voie pour son SV, en s’associant à CPD Bodies, partenaire habituel de la marque pour les transformations spécifiques.

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Farizon SV Sport : un habillage signé CPD Bodies

Sur la carrosserie, le changement est assez perceptible : nouveau bouclier avant avec un splitter, des bas de caisse floqués du logo SV Sport, un bouclier arrière redessiné avec diffuseur et antibrouillard réintégré, un becquet de toit et des jantes alliage de 20 pouces chaussées en 235/45 ZR20. Une version 18 pouces reste disponible sans supplément pour les flottes plus soucieuses de sobriété que d’esthétique, car oui l’usage professionnel prime encore, malgré ce bien bel emballage.

L’intérieur suit la même logique cosmétique : volant griffé Sport, seuils de porte personnalisés, plaque numérotée sur la planche de bord pour rappeler le caractère limité de la série. 7 teintes sont proposées, du classique Matte Black au plus tapageur Bright Orange ou Gloss Yellow. Reste à voir si les flottes d’entreprise, principales clientes de ce type de véhicule, seront réellement sensibles à ce registre plus tape-à-l’œil.

Sous le capot, rien ne change et ce n’est pas forcément un défaut

Sur le plan mécanique, Farizon n’a pris aucun risque : le SV Sport reprend l’intégralité de la fiche technique du SV L1H1 standard. Le moteur électrique avant délivre 170 kW, soit 231 ch, pour un couple de 336 Nm. On retrouve l’architecture drive-by-wire, qui remplace les liaisons mécaniques classiques par un pilotage électronique, ainsi que la technologie cell-to-pack pour l’intégration des batteries.

Le volume utile grimpe jusqu’à 6,95 m³, la charge utile atteint 1 350 kg, et le seuil de chargement descend à seulement 550 mm. Un argument concret pour les manutentions répétées, là où l’esthétique sportive relève surtout du marketing. Vous l’aurez compris, cette version Sport n’apporte aucun gain de performance ou d’autonomie : elle habille différemment un produit déjà existant, sans changer son ADN utilitaire. Un peu comme les finitions AMG Line, M Sport ou S Line chez respectivement Mercedes, BMW et Audi.

Une dotation généreuse, un lancement encore limité

La liste d’équipements de série est effectivement fournie, comme souvent avec les constructeurs asiatiques : sièges avant chauffants, volant chauffant, caméras à 360 degrés, fonction Vehicle-to-Load pour alimenter des équipements externes depuis la batterie de traction, système de surveillance de charge, pare-brise chauffant, essuie-glaces automatiques et un pack d’aides à la conduite.

Pour l’instant, le SV Sport n’est commercialisé qu’en configuration L1H1, empattement court et toit standard, et uniquement via le réseau britannique de la marque, fort de 9 concessions. Aucune indication n’a été donnée sur une éventuelle arrivée en Europe continentale, ni sur les tarifs. Autant dire qu’il est encore prématuré de juger de l’intérêt réel de cette version pour les flottes françaises ou plus largement continentales.

Et en France ? Farizon avance ses pions

Le constructeur commence à peine à s’implanter en Europe. Un réseau de distribution se met en place en Espagne, en attendant la France et l’Allemagne très bientôt — Farizon a d’ailleurs officialisé son arrivée dans l’Hexagone avec le SV et le V7E dès 32 800 € . La marque, qui appartient au groupe chinois Geely (également propriétaire de Volvo, Polestar ou encore Lotus), envisage plus de 60 points de vente et 70 points de service sur le continent à moyen terme. Un réseau qui peut paraître très modeste : à titre de comparaison, Maxus est représentée rien qu’en France par environ 70 distributeurs. En parallèle, Farizon prépare aussi le terrain avec le V7E, son fourgon compact qui promet environ 330 km d’autonomie (lien interne vers votre article V7E).

FAQ

Qu’est-ce que le Farizon SV Sport ?

C’est une série spéciale du fourgon électrique Farizon SV, développée avec le carrossier CPD Bodies. Elle se distingue par un kit carrosserie (splitter, diffuseur, becquet), des jantes de 20 pouces, 7 teintes de carrosserie et une plaque numérotée à bord.

Le SV Sport gagne-t-il en puissance ou en autonomie ?

Non. La mécanique est strictement identique au SV L1H1 standard : moteur de 170 kW (231 ch), 336 Nm de couple, 6,95 m³ de volume utile et 1 350 kg de charge utile. Seul le style change.

Le Farizon SV Sport est-il disponible en France ?

Pas pour le moment. Il n’est vendu qu’au Royaume-Uni, via les 9 concessions de la marque. Farizon a toutefois officialisé son arrivée en France avec le SV et le V7E, ce qui pourrait ouvrir la porte à cette version à moyen terme.

Quel est le prix du Farizon SV Sport ?

Farizon n’a pas encore communiqué de tarif. Pour situer, le SV L1H1 standard débute à 44 000 £ HT au Royaume-Uni.

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