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Dacia Duster pick-up GPL (2026) : Borel propose deux versions utilitaires du SUV en France

Le Duster en pick-up n’est pas une idée nouvelle chez Borel. L’entreprise iséroise, fondée en 1984 et spécialisée dans les conversions GPL, importait déjà une version du Duster II préparée par Romturingia. Avec l’arrivée du Duster III, la logique se poursuit : le carrossier a travaillé deux déclinaisons du nouveau SUV, toutes deux homologuées N1, soit en utilitaire léger.

La version double cabine reprend le concept présenté officiellement par Dacia pour le marché roumain en septembre dernier. La benne, qui n’est autre que le coffre arrière amputé de son toit, reste modeste : un peu plus d’un mètre carré de surface. C’est fonctionnel sans être spectaculaire. La version simple cabine, en revanche, offre une benne nettement plus généreuse (165 cm de long, 100 cm de large et 46,5 cm de haut) au prix de 2 places assises en moins. La charge utile, de 430 kg dans les deux cas, situe le Duster dans la catégorie des utilitaires légers polyvalents, sans prétendre rivaliser avec un vrai pick-up comme le Ford Ranger ou encore le Toyota Hilux.

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GPL, micro-hybride et 4×4 : le trio qui justifie le prix

Borel ne propose qu’une seule motorisation : le trois cylindres 1,2 litre TCe micro-hybride de 150 ch, couplé à la transmission intégrale et converti en bi-carburation essence-GPL. L’autonomie annoncée atteint 500 à 600 km sur GPL, auxquels s’ajoutent 600 km supplémentaires en fonctionnant à l’essence. Une option FLeX3 permet même d’ajouter l’E85 à la liste des carburants compatibles : essence, éthanol, GPL au choix, selon les disponibilités à la pompe.

Sur le papier, l’argument économique tient la route. À environ 1 euro le litre, le GPL reste l’un des carburants les moins onéreux du marché, avec des émissions notablement inférieures à celles des motorisations thermiques classiques : pas de particules, très peu d’oxydes d’azote, et une pastille Crit’Air 1 à la clé. Pour les entreprises, la TVA est récupérable à 100 % sur le carburant.

Le revers de la médaille : la conversion au GPL mobilise de l’espace. Sur le Duster, la bonbonne s’installe à la place de la roue de secours. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ça demande d’anticiper en cas de crevaison.

Camping-car de fortune ou utilitaire sérieux ?

Le tarif d’entrée du Duster Pick-up simple cabine s’établit à 37 900 euros TTC en finition haut de gamme Journey, soit 7 600 euros de plus que le SUV équivalent au catalogue Dacia. La version double cabine ajoute encore 1 000 euros. C’est le prix de la niche : on paie la transformation, l’homologation, et l’importation depuis la Roumanie.

Borel va plus loin en proposant une cellule habitable baptisée « Bye Bye », adaptée à la benne du pick-up simple cabine. Une fois déployée, elle offre 2,10 mètres de hauteur intérieure, un lit en 150×190 cm, un réfrigérateur, un évier avec réservoir, des WC à cassette et un chauffage à gaz. Le pack complet grimpe alors à 59 400 euros TTC.

À ce niveau de prix, le Duster camping-car s’adresse clairement à un profil précis : quelqu’un qui cherche un véhicule utilitaire au quotidien, transformable en base de vie le week-end, le tout alimenté au GPL.

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