Accueil / Actualité / Tris : le petit utilitaire électrique de Fiat pour les centres-villes

Tris : le petit utilitaire électrique de Fiat pour les centres-villes

Difficile de ne pas penser à l’Ape en découvrant le Tris. Trois roues, cabine dépouillée… Fiat Professional assume sans le dire l’héritage de ce véhicule qui a accompagné la reprise économique italienne d’après-guerre. Dessiné par le le centre de style de la marque en Italie, le Tris troque toutefois les lignes d’époque pour des surfaces plus lisses et une motorisation électrique. L’exercice de style est séduisant, reste à voir ce qu’il vaudra sur le terrain.

Un gabarit taillé pour les ruelles étroites européennes

L’argument principal du Tris, c’est sa taille. Avec 3,17 mètres de long et un rayon de braquage de 3,05 mètres, il se faufile là où un utilitaire traditionnel doit renoncer : centres historiques, zones à trafic limité, rues étroites héritées d’un autre siècle. Pour les livreurs du dernier kilomètre, c’est un vrai sujet.

La suite de votre contenu après cette annonce

Deux versions sont annoncées : Cargo Box, avec portes, et Pick-up, sans portes. Le format fourgon peut accueillir jusqu’à deux palettes européennes, ce qui reste honnête pour un engin aussi compact. La charge utile est donnée à 430 kg en Europe, mais cette valeur reste en attente d’homologation et variera selon l’aménagement retenu.

Des performances volontairement modestes

Le Tris n’a pas vocation à impressionner sur la fiche technique. Son moteur de 12 ch pour 45 Nm de couple le limite à 45 km/h, une vitesse cohérente avec un usage urbain et l’accès aux zones restreintes, mais qui l’écarte de tout trajet un peu rapide ou périurbain. C’est un outil de proximité, pas un véhicule polyvalent.

La batterie lithium-ion de 6,9 kWh annonce jusqu’à 90 km d’autonomie selon le cycle WMTC. Sur le papier, c’est suffisant pour une journée tournée, mais ce cycle d’homologation reste favorable, et la charge utile, le relief ou les arrêts répétés pourraient réduire ce chiffre en conditions réelles. Aucune donnée d’usage n’est disponible pour l’instant.

Côté énergie, le constructeur mise sur la simplicité : une prise domestique 220 V suffit. Il faut compter environ 3 h 30 pour atteindre 80 % et un peu plus de 4 h 30 pour une charge complète. Pour un artisan qui rentre le soir à son atelier, l’absence d’infrastructure dédiée est un vrai avantage.

Présenté à l’IAA Transportation 2026 de Hanovre, le Tris prolonge la logique d’accessibilité et de praticité que Fiat Professional revendique déjà en ville. Plusieurs points restent cependant à éclaircir : le prix, la date de commercialisation, les marchés concernés et le statut réglementaire exact de ce type d’engin selon les pays. Ce sont ces éléments, plus que la nostalgie de l’Ape, qui décideront de son sort. Pour le moment, Fiat n’a pas annoncé de commercialisation pour le marché français, mais dans des villes comme Paris ou encore Lyon et Marseille, où le trafic est parfois dense, pour ne pas dire très dense à certaines heures, ce type de véhicules aurait un intérêt.

Retour en haut